Charges et flux psychiques

 

Introduction

 

Le système de la "charge psychique" est à la fois simple et complexe en soi : partant du principe fondamental que toute pensée est créatrice, et que l'esprit modèle à chaque seconde des "formes" éthériques (sortes de structures mentales instables), l'officiant se place alors comme un émetteur pleinement conscient et peut donc envoyer vers une autre personne une charge émotionnelle programmée. Il va de soi que les difficultés sont de donner une consistance à cette charge et une durabilité. C'est là que se situe la complexité du processus. 

 

A chaque instant, de par le monde, des milliers d'individus entrent en relation psychique de part leurs échanges verbaux et également non-verbaux (regards, sourires, signes...) : il va sans dire que les formes pensées alors mentalisées se succèdent très rapidement et dans la plupart des cas se désagrègent presque aussitôt, peu alimentées par leurs créateurs (les considérations quotidiennes n'apportent que peu de volume à l'imagination). Ce phénomène fort heureux permet d'éviter le chaos psychique qui résulterait d'épanchements égotiques : on peut imaginer sans peine ce que serait un milieu de vie rempli de monstrueuses "divinités" avides, excroissances d'humains par trop médiocres...

 

La notion d'égrégore

 

Avant d'évoquer le trajet de la charge émotive vers sa "cible", posons-nous un instant sur l'évocation d'un vaste concept ésotérique : l'égrégore. Comme je l'ai implicitement exquissé en introduction, les interactions entre individus "forment" des images mentales qui vont peu à peu se développer, sous couvert que ces personnes aient un but en commun. J'insiste donc sur ce point crucial : pas ou peu de "matière psychique" si aucune synergie n'existe. 

Ces "associations" se forment très souvent sur une base de croyances et de foi. Une forme-pensée nait alors et grandie peu à peu pour enfin, dans certains cas, acquérir une indépendance par rapport à ses créateurs ; cet égrégore peut alors stigmatiser un lieu, une région et parfois un pays comme c'est le cas pour la dévotion religieuse. 

En somme, l'adage mathématique qui dit que 1+1=2 ne fonctionne plus dans le domaine psychique puisqu'ici 1 esprit + 1 esprit donne un tryptique à la fois distinct et pourtant intrinsèquement lié (2 pensées et leur création). Si nous assimilons l'égrégore qui en résulte à un hologramme plus vaste que les supports dont il émerge, nous devons toujours garder en tête qu'il intègre malgré tout, et ce jusque dans sa nature la plus profonde, la totalité des informations de ses créateurs. 

 

La densité et la stabilité

 

Dans le travail de charge magique 2 facteurs sont donc vitaux pour obtenir un résultat : la rigueur dans la matérialisation de l'image mentale et, beaucoup plus dur, la constance de celle-ci. 

 

Par rigueur j'entends l'implication et l'énergie mis en place : une volonté mollassonne ne conduira qu'à l'affaiblissement de l'officiant, un peu comme un jet de pierre sans concentration ne produisant qu'un ricochet ridicule.

Par constance j'exprime l'idée qu'un tel travail doit s'installer sur une certaine durée, autre condition sine qua non pour fixer durablement la charge.

 

Les actions à distance demandent donc un sérieux et une grande discipline, ces points étant rarement appuyés au sein des ouvrages "bon marché" sur les étalages des grandes surfaces (et je le déplore, de beaucoup de vitrines ésotériques).

 

Le chemin du flux

 

Une fois la conceptualisation du "projet mental", le modelage psychique de celui-ci et ce que je développerai plus amplement dans un prochain chapitre, le choix du vecteur d'amplification (c'est à dire l'outil de propagation de l'onde), nous voici enfin à même de considérer l'objet de cet article : le cheminement de l'intention.

 

Le souhait que l'officiant a donc façonné comme indiqué précédemment se nomme en Magie le "volt" (un certain parallèle avec l'électricité est ici... intéressant) ou "voûlt" (d'où le terme "envoûtement" tombé lui aussi entre les mains et les mots des vulgarisateurs). Il a donc pour point d'origine sont (ou ses, dans le cas d'un égrégore) créateur(s) et leur relation est particulièrement intime et étroite ; la pensée est avant tout une é-motion, ce qui lui confère ce caractère si é-mouvant (motion = mouvement/mouvance/synergie). Cette  fragilité est donc paradoxalement  sa grande force car elle peut avoir un impact sur des distances lointaines, la "motion" étant une mécanique qui une fois suffisamment alimentée nous affranchi des limites et des distances.

 

Si nous considérons donc l'émetteur et son intention soutenue d'un côté et de l'autre le recepteur qui n'est pas forcément acteur conscient dans ce tableau, nous voici face à une sorte de circuit électro-magnétique (le processus est très proche), postulat de départ pour de multiples actions sans contact direct.

 

Le flux psychique, sorte de boule d'énergie, est programmé par son hote et nous avons vu que sa mentalisation nécessite une certaine discipline. Cependant il faut préciser que certains individus sont plus à même de pratiquer ce genre d'exercice : sans doute une question de créativité, d'imagination et de pouvoir de projection. Je pense aussi que le karma personnel entre en ligne de compte.

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